Workshop avec Mathieu Peyroulet Ghilini

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J’ai étudié des objets et des systèmes composés de plusieurs pièces. J’ai bien observé les liaisons qui constituent l’assemblage des différentes parties. En cherchant à associer acier et joncs de bois, en éprouvant des cas limites, sans jonc ou au contraire en l’absence de liaison, j’avais deux possibilités : maintenir le caractère brut ou affirmer des formes plus travaillées. Aussi, au fur et à mesure, ajouter ou retirer de la matière m’a conduit à penser de façon plus globale la notion de sophistication, qu’elle soit esthétique ou technique. De l’expérimentation de ces modes de liaisons à l’intérieur, à l’extérieur ou autour du jonc, sont nés quatre tréteaux.

Pour l’ensemble de ce travail, j’ai reçu l’aide précieuse d’un ancien membre du cabinet Arup. J’ai pu tester, grâce à lui, des formes archétypales d’arches, de ponts, ou encore de structures de bâtiments, pour les adapter à l’échelle du mobilier et ainsi tenter de tisser des liens entre design et architecture.

Fasciné par le travail de Gio Ponti et par sa chaise Superleggera qu’il a construite en retirant de la matière jusqu’à épuisement, j’ai également essayé de construire un tréteau en acier à partir de profils en T. J’ai créé des profils spéciaux, réduit ou agrandi leurs proportions pour aboutir à un strict minimum fonctionnel selon lequel la fonction dicterait la forme, en somme.

Si certaines propositions sont avant tout esthétiques, à l’image de joncs volants, d’autres mettent en avant le difficile rapport entre production industrielle et usinage à la main ; en témoigne le tréteau en tôle perforée dont les joncs peuvent être fabriqués par une machine, mais soudés exclusivement à la main entre eux.

Journée workshop sur Ville et Motifs

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